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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 15:35

joe-pesci-robert-deniro-raging-bull-mgm

 

Notre Méthode pour arrêter de bégayer repose sur deux axes :

 

1 - arrêter de tomber dans le piège émotionnel du bégaiement, en mettant en place le lâcher-prise (Niveau I de notre méthode) quand on bégaie.

 

Il s'agit d'adoucir sa voix, de ralentir le rythme, au lieu de s'acharner dans la lutte.

 

De répondre par la douceur à la violence...

 

2 - travailler sa voix tous les jours, afin de gagner en aisance et de progressivement maîtriser cet outil formidable.

 

Vous devez trouver votre voix, celle qui vous correspond profondément, celle qui vous procure du plaisir quand vous vous exprimez.

 

Pour cela :

- bien respirer avec le bas-ventre

- projeter de l'air avec des intonations descendantes

- utiliser la modulation

- utiliser les caisses de résonnance (dans la poitrine)...

 

En respectant toujours cette règle d'or : rechercher la voix la plus douce possible, en fournissant le moins d'efforts possibles pour parler.

 

A vous de faire votre chemin, d'explorer, d'expérimenter dans votre coin afin de construire "votre" voix.

 

Une bonne adresse à consulter (parmi d'autres...) : http://jean-sommer.fr

 

Dans le monde moderne, maîtriser sa voix est un grand pouvoir de séduction.

Une voix peut faire rire, pleurer, frémir.

Pour certains, la voix est une arme.

 

Ce n'est peut-être pas un hasard si Moïse, Aristote, Napoléon, Einstein, ces hommes d'exception qui changèrent le destin du monde, étaient tous de féroces bègues au départ...

 

napoleon-david-accueil

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 22:25

Chez la personne qui bégaie, l'origine du bégaiement est souvent perçue comme un mystère, une malédiction. D'où la mystique de la guérison, du miracle attendu comme une terre promise.

 

Nous avons vu, dans nos articles précédents, que la recherche de l'effort (dans le but de « vaincre » son bégaiement, pour « conquérir » ce paradis perdu de la fluidité) était une erreur, le bégaiement incarnant lui-même l'effort. La solution se situant au contraire dans la recherche de l'apaisement, de la sensation de plaisir, leviers qui désamorcent le bégaiement.

 

Nous allons poursuivre notre démarche de déconstruction dans l'article suivant, qui vise à montrer que le bégaiement s'auto-entretient par l'appréhension du bégaiement et ses conséquences (cercle vicieux). La solution est donc moins à chercher dans le bégaiement lui-même, que dans notre relation de crainte avec lui.

 

CHEVAUCHER LE TIGRE

 

Tiger_shentianshi.jpg

 

« Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. »

Giorgio Nardone

 

C'est une belle image de la relation de peur que nous avons avec notre bégaiement. Cette inquiétude refoulée est source de tensions, elles-même génératrices de bégaiement.

 

Face à cette situation, deux logiques s'opposent :

 

  1. La compétition : on va chercher à vaincre le bégaiement, en le combattant de front quand il survient.

 

Or, nous avons vu précédemment que l'affrontement, source de tensions, aggravait le bégaiement (lui-même tension). En voulant combattre le tigre, celui-ci finit par nous dévorer...

 

Le bègue qui lutte contre son propre bégaiement est dans la situation d'Hercule face à l'Hydre : lorsqu'il veut trancher la tête du monstre, ce sont deux têtes qui repoussent...

 

  1. La coopération : cette fois-ci, on évite l'affrontement et les tensions, qui sont la source du problème. On contourne l'obstacle. On adopte alors des stratégies de ralentissement, d'apaisement (le stop and go : arrêt de la phrase, fin d'expiration puis inspiration profonde), qui ne visent pas à combattre le bégaiement de front, mais à réduire la tension localisée dans la voix.

 

Mais une question demeure : d'où vient cette tension dans la voix ?

 

Pourquoi nous arrive-t-il d'être fluide, seul en chantant sous la douche, alors que notre gorge se noue à l'idée même de parler à la caissière ?

 

 

PETITE GENEALOGIE DU BEGAIEMENT

 

 

N.B. : le but de cet article n'est pas de décrire, mais de relier les multiples facettes du bégaiement : le phénomène neurologique, les traumatismes et leurs conséquences physiques, l'anxiété sociale... en pointant du doigt, d'un point de vue systémique, les mécanismes de résistance qui entretiennent malgré nous le bégaiement.

 

 

1) Mystification des origines

 

L'origine profonde du bégaiement a beaucoup fait débat.

Traditionnellement perçu comme un problème purement psychologique (explication du film Le discours d'un roi), lié à un traumatisme originel, il est aujourd'hui compris par les scientifiques comme un phénomène neurologique complexe.

 

Cependant, le bégaiement n'est pas une donnée stable. C'est une donnée fluctuante, imprévisible, soumise à d'autres paramètres, émotionnels et inconscients.

La plupart des bègues connaissent des périodes incompréhensibles de fluidité. La majorité d'entre eux sont fluides lorsqu'ils sont seuls ou lorsqu'ils chantent, imitent un phrasé. Le cerveau peut employer différents « chemins » pour produire de la parole...

 

La réponse serait donc beaucoup plus complexe que la simple alternative psychologique/génétique : le bégaiement, une fois apparu, s'installe durablement grâce aux réactions en chaîne qu'il provoque (incompréhensions, regards amusés...), qui bouleversent nos rapports avec les autres et ravagent notre estime de soi.

 

2) La mémoire du corps

 

La mythologie autour d'une origine première du bégaiement (psychanalytique ou génétique) a donc moins d'importance, d'un point de vue systémique, que les humiliations vécues à cause du bégaiement et qui perpétuent le problème.

C'est dans le cercle vicieux de la souffrance que se développe le bégaiement comme problème, qu'il s'enracine dans notre vision du monde, jusque dans notre chair.

 

Le corps encaisse les émotions liées aux humiliations vécues, les enregistre comme une punition porteuse de sens.

Des défenses psycho-somatiques se structurent sous forme de contractions, de tensions durables dans le corps. 

 

Le phénomène dépasse donc le simple stress social (gorge qui se noue par anticipation, rythme cardiaque qui accélère...) : il englobe le traumatisme originel de la faute, la peur obsessionnelle de recréer les conditions des précédents échecs, gravés quelque part dans la mémoire.

 

Le bègue vit en permanence avec cette épée de Damoclès qui pointe au-dessus de sa tête, qui peut conduire à l'échec toute tentative d'échange avec autrui. Blocages, dérapages incontrôlables, yeux qui se révulsent, silences gênants...

La tragédie étant qu'aux yeux du monde, le bègue n'a même pas le prestige de l'handicapé, il est juste un débile qui fait rire.

 

Cette angoisse de l'incontrôlable se répand dans l'esprit et dans le corps comme un poison. Par accumulation de micro-traumatismes, elle structure durablement nos perceptions, nos comportements, nos réactions.

 

Triste ironie : cette angoisse de se retrouver en situation de bégaiement (et donc d'humiliation) reproduit justement les conditions propices au bégaiement.

 

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Serpent se mordant la queue.

 

3) Sortir de la peur de bégayer

 

Au fil du temps et de notre construction en tant qu'individu, notre psyché comme notre corps ont appris à se tendre, à se fermer, à résister pour protéger l'égo des blessures auxquelles il s'expose. Ce mécanisme de défense entretient et génère le bégaiement.

 

Le bègue est prisonnier d'un cercle vicieux dont il ne sait comment sortir : il bégaie parce qu'il a peur de bégayer.

 

Notre corps a besoin de renouer avec son état d'harmonie, sa fluidité. Pour cela, il a notamment besoin de retrouver une respiration profonde, sereine, signe de bonne santé émotionnelle. La respiration est un mécanisme inconscient, mais c'est elle qui donne au corps l'énergie vitale dont il a besoin.

 

Notre organisme est un édifice forgé par le temps, sensible à ce qu'il se passe à l'intérieur de notre crâne. Il a aussi besoin de temps pour cicatriser et réadapter ses réactions neuro-musculaires, devenues automatiques.

 

Le premier pas à faire est de sortir de l'esprit de compétition (lutte à mort, schizophrène, contre sa propre parole), et d'entamer une logique de coopération, d'écoute de son corps, de recherche de plaisir dans la parole, afin d'apaiser les tensions qui le travaillent et le rongent.

 

 

Et si le bégaiement n'était pas l'ennemi ?

 

Et si c'était justement le fait de lui résister qui produisait tous ces accrocs ?

 

Et si la solution au bégaiement était à chercher dans le reflet du miroir, dans notre peur de bégayer ?

 

 

Liens complémentaires :

 

Notre Méthode pour arrêter de bégayer

 

Notre article sur le mécanisme fondamental du bégaiement : Odyssée du bégaiement

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 23:54

ODYSSÉE DU BÉGAIEMENT

 

Comprendre la fluidité  

 

Cet article est un complément à notre Méthode pour arrêter de bégayer    

 

Cet article a pour but de permettre aux bègues en difficulté de comprendre un mécanisme essentiel du bégaiement, afin de mettre un terme aux mauvais réflexes et de comprendre comment déconstruire le bégaiement.

 

Si vous trouvez la démonstration trop théorique, passez directement à la conclusion.

 

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Faut-il lutter ou non contre son bégaiement ?

 

I - LES LUTTEURS

 

Deux hommes sont face-à-face et se poussent mutuellement, chacun dans le but de faire tomber l'autre au sol. Leur force étant égale, les deux lutteurs sont bloqués, et personne ne tombe.

 

Afin de résoudre ce problème, le premier lutteur se dit que pousser est la bonne voie pour faire tomber son adversaire, mais qu'il ne pousse pas assez fort. Il se dit qu'il faut faire « plus de la même chose », et se met à pousser de toutes ses forces.

Cependant, le deuxième lutteur sent qu'il va tomber, et résiste alors en poussant lui aussi plus fort.

 

En conséquence, la situation n'évolue pas : les deux lutteurs sont toujours bloqués car ils se poussent toujours avec une force égale. Personne ne tombe au sol.

 

Désespéré, le premier lutteur commence à chercher à pousser encore plus fort, quitte à s'épuiser...

 

Le deuxième lutteur, plus malin, comprend qu'il ne pourra jamais faire tomber son adversaire en le poussant (puisque celui-ci résistera en déployant la même force).

Il inverse alors la stratégie et se met à tirer vers lui son adversaire, qui perd soudain l'équilibre et s'écrase par terre.

 

Il en va de même pour le bégaiement : lorsque vous bégayez, et que vous luttez (en vain) dans le but de terrasser votre bégaiement, vous faites ne faites qu'entretenir la situation. Non seulement vous ne terrassez pas le bégaiement, mais vous l'alimentez...

  • Si vous pensez qu'il faut lutter encore plus, qu'il faut être plus fort, alors vous vous enfermez dans le cercle vicieux du premier lutteur et vous n'arriverez jamais à contrôler votre bégaiement. Ce n'est pas parce que la mouche bute plus fort sur une vitre qu'elle va la traverser un jour...      

  •  

  • Si vous inversez la stratégie, comme fait le deuxième lutteur, alors le changement s'opère. Cherchez à lutter de moins en moins (nous verrons comment faire dans la conclusion 2), et vous pourrez maîtriser votre parole sans efforts.

 

II – LE MYTHE DU HÉROS

 

L'histoire des lutteurs nous apprend que faire plus d'efforts, se battre plus violemment, déployer plus d'énergie contribue à entretenir la situation (alimenter le bégaiement), même lorsque le but était d'y mettre un terme...  

 

Bégayer, c'est lutter (pour parler). 

Lutter pour ne pas bégayer, c'est encore lutter...

Lutter pour ne pas lutter est un paradoxe.

 

A la source de cette erreur fondamentale, il y a la croyance que le bègue accomplit un combat héroïque, seul contre le monde et incompris des autres, et qu'il doit « vaincre » (terrasser) son bégaiement.

 

Si on l'analyse, cette croyance contient une contradiction : pour vaincre son bégaiement, le bègue devrait combattre sa propre parole. Comment ne pas finir schizophrène ?

 

Combattre, tuer sa propre parole pour enfin parler ? Encore un paradoxe...

 

Dans cette logique guerrière, le bégaiement devient tellement l'ennemi à abattre que le bègue peut préférer se taire plutôt que de bégayer.

« Héros » amer qui vit dans la peur, la souffrance et la haine de soi...

 

Aussi est-il absurde (et auto-destructeur) de séparer le bégaiement et la parole comme deux entités distinctes et antagonistes qui se battraient en duel.

Le bégaiement n'est pas un monstre extérieur qui existerait individuellement, séparément de notre parole...

 

L'expérience confirme que la logique guerrière, certes héroïque en apparence (mais qui est le vainqueur ?), est épuisante et contre-productive. Elle ne mène qu'au désespoir ou à la résignation.

 

La logique du deuxième lutteur, qui combine les forces au lieu de les opposer comme des ennemies, est moins impressionnante (pas de contact violent) et moins héroïque, car silencieuse, mais plus intelligente - et efficiente...

 

 

III – GUERRE ET PAIX  

 

Le bégaiement, par sa nature paradoxale, ramène le bègue dans la situation mythologique de Hercule face à l'Hydre : quand trancher une tête revient à faire en pousser deux autres (et ainsi de suite). Ou quand combattre son bégaiement, c'est le renforcer...

 

Face à cette problématique, deux types de réactions : la guerre acharnée, ou la recherche d'une stratégie plus efficiente (moins de pertes, plus de gains).
La force d'Hercule, ou l'esprit stratège d'un Sun Tzu...

Le culte de la douleur, ou le culte de la douceur...

 

Ces deux réactions ne sont pas équivalentes, puisque l'une a pour effet de créer du bégaiement (voir l'exemple du premier lutteur), alors que l'autre a pour effet de diminuer le bégaiement.

 

Lutter pour parler et lutter pour ne pas bégayer (lutter pour ne pas lutter) sont les deux faces d'une même médaille : le bégaiement.

 

Le bègue qui comprend ce mécanisme fondamental du bégaiement (cercle vicieux de la tension qui s'accumule), comprend du même coup que, pour être fluide, il ne faut surtout pas tomber dans le piège en ajoutant de tension (combattre la tension par la tension).

Au contraire, il faut faire redescendre la tension dans la parole, en luttant le moins possible contre son bégaiement.

 

La croyance héroïque qu'il faut faire plus d'efforts pour vaincre le bégaiement est donc non seulement un mythe, mais surtout un contre-sens : c'est le bégaiement qui est un effort (tension, dépense d'énergie épuisante), alors que la fluidité est le contraire de l'effort, l'absence d'effort (le calme).

 

Le bégaiement est le fait de lutter : pourquoi lutter plus, si l'on veut bégayer moins ?

Si le bégaiement est en lui-même un effort, est-il intelligent de fournir un effort pour le combattre ?

 

Il faut viser le calme (fluidité) et non la victoire (violence, chocs, accrocs).

Chercher à vaincre son bégaiement par la force est une chimère.

 

 

CONCLUSION 1 : RÉSUMÉ

 

Lorsque vous bégayez, vous luttez pour parler. La tension dans votre parole augmente, et vous perdez le contrôle.

 

Deux types de réactions possibles : la continuation de la lutte, ou son abandon

 

1) La continuation de la lutte consiste à affronter le bégaiement avec pour objectif de le « vaincre ». Elle ne fonctionne pas car les efforts de lutte font monter la tension dans la parole (ce qui aggrave le bégaiement).

 

Tension => bégaiement

Effort pour résister au bégaiement => tension => bégaiement (!)

 

Puisque bégayer c'est lutter, continuer à lutter c'est continuer à bégayer.

 

2) L'abandon de la lutte consiste donc à inverser sa réaction, pour inverser la tendance : vous devez faire baisser la tension dans la parole (en l'adoucissant).

Tension => bégaiement

Diminution de la tension => diminution du bégaiement.

 

Puisque bégayer c'est lutter, il faut renverser la « tendance vers la lutte » en une « tendance vers l'apaisement » (soit un abandon de la lutte).

 

Pour être encore plus clair : puisque le bégaiement c'est la lutte, déconstruire la lutte c'est déconstruire le bégaiement.

 

Tout le travail consiste donc à abandonner les réflexes naturels de lutte (qui ne font qu'entretenir le bégaiement), pour les remplacer par des réflexes d'apaisement (désamorcer le bégaiement).

 

- Ralentir, au lieu d'accélerer.  

- S'arrêter puis reprendre, au lieu de s'acharner et de s'enfoncer.

- Respirer calmement, au lieu de continuer en apné.

- Décomposer ses mots/syllabes, au lieu de vouloir en finir le plus vite possible.

- Moduler sa voix (visualiser la courbe sinusoïdale), au lieu de rester sur la même tonalité.

- Se décontracter et se relaxer, au lieu de se contracter et de vouloir forcer le passage...

 

 

CONCLUSION 2 : TECHNIQUE

 

Que faire lorsque vous bégayez ?

  1. Arrêtez-vous, expirez (soufflez) par la bouche puis reprenez votre inspiration (gonflez la poitrine et le ventre). C'est la réaction normale qu'ont tous les non-bègues lorsqu'ils accrochent sur un mot (technique du stop-and-go).

  2. Reprenez là où vous en étiez, mais sans articuler la première syllabe. Si la consonne de début ne passe pas, enlevez-la (au lieu de dire « bonjour », dites « onjour »).

  3. Parlez en ralentissant le débit, en allongeant les syllabes (voyelles).

  4. Espacez clairement vos mots, voire vos syllabes. Ne cherchez pas à sortir vos phrases d'une seule coulée : vous pouvez prendre le temps de respirer et de réfléchir à ce que vous dites (observez la méthode oratoire des hommes politiques, à la diction clairement découpée).

  5. Vous pouvez faire des ondulations (inflexions légèrement montantes puis légèrement descendantes dans votre voix), en visualisant des vagues ou une courbe sinusoïdale. Cela vous permet d'adoucir votre voix.

 

Cette technique peut paraître compliquée, mais vous vous l'approprierez très rapidement (elle deviendra un réflexe).

 

Pour savoir si vous êtes dans la bonne voie, le seul guide valable reste votre sensation de plaisir dans la parole. Du plaisir découle la fluidité qui découle du plaisir (spirale vertueuse). Ecoutez votre corps...

 

 

Dans cette logique où l'effort est l'ennemi de la fluidité, parler redevient un plaisir et non une contrainte. Parler devient apaisant, et non un combat éprouvant (qui est en fait la définition même du bégaiement...).

 

Si vous avez compris ce mécanisme fondamental du bégaiement, alors la fluidité pour vous n'est plus qu'une question de pratique...

 

 

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 11:55

Vous trouverez dans cet article une méthode qui vous apprendra à surmonter votre bégaiement. Elle est gratuite et simple d'utilisation : vous êtes guidé de A à Z. N'hésitez pas à la partager avec ceux qui seraient intéressés. 

 

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METHODE POUR ARRETER DE BEGAYER    

 

 

« Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même »

(Nietzsche)

 

Méthode : mode d'emploi

 

Cette méthode est conçue pour deux types d'utilisateurs :

 

a) Ceux qui ne veulent pas suivre de programme précis. Le niveau I est fait pour eux. Ils peuvent aussi piocher dans les niveaux de la méthode les éléments qui les intéressent afin de se débrouiller un peu mieux avec leur bégaiement, ou s'en servir pour se fabriquer leur propre méthode.

 

b) Ceux qui veulent suivre une méthode précise, et travailler sérieusement dans le but d'arrêter de bégayer. Ils n'ont qu'à se laisser guider dans les niveaux de la méthode, en utilisant sérieusement leur carnet personnel (lisez la suite).

 

La méthode est structurée en sept niveaux, progressifs :

 

Niveau I

Niveau II

Niveau II bis

Niveau III

Niveau III bis

Niveau IV

Niveau IV bis

 

Le niveau I constitue la base de la méthode. Tout le monde débute la méthode au niveau I. Ensuite, chaque utilisateur avance à son rythme.

 

Les niveaux II, III et IV représentent, dans l'ordre, les grandes étapes par lesquelles il faut passer.

 

Les niveaux « bis » sont optionnels. Ils ajoutent de la variété au niveau précédent. On peut les sauter, ou s'en servir pour franchir un cap si le niveau précédent est trop difficile.

 

Vous pouvez faire une pause le week-end si vous estimez en avoir besoin. Profitez-en pour penser à tout, sauf au bégaiement (et reprenez le travail pendant la semaine).

 

Avant de commencer la méthode, voici comment vous organiser :

 

Le carnet

 

Le « carnet de bord » est un outil indispensable pour progresser. Votre progression dépendra directement de l'usage personnel que vous allez en faire.

N'importe quel carnet, cahier ou agenda peut faire l'affaire.

 

Vous devez faire ceci, très brièvement, tous les soirs avant de vous coucher (cela vous prend à peine 2 minutes !) :

  1. Inscrivez la date et le niveau dans lequel vous êtes.

  2. Écrivez ensuite, en quelques mots, ce que vous avez fait au niveau de votre bégaiement pendant la journée (selon les exercices qui vous seront demandés dans les niveaux).

  3. Marquez aussi vos impressions, vos sentiments sur votre bégaiement, sur votre évolution. Si vous n'êtes pas satisfaits de votre journée, expliquez pourquoi, de manière à pouvoir faire mieux le lendemain.

  4. Cela peut aussi être l'occasion d'analyser votre propre bégaiement (dans quelles circonstances il survient, quelles sont vos réactions face à lui, etc.).  

Ce carnet vous accompagnera durant toute votre évolution. Vous pouvez y écrire tout ce que vous voulez. Plus vous l'utiliserez sérieusement par vous-mêmes, plus vous pourrez progresser (en naviguant dans les niveaux).

 

D'autres indications sur l'utilisation de ce carnet vous seront données dans les niveaux. Vos notes rapides vous aideront réellement à comprendre, petit à petit, comment votre parole et votre bégaiement fonctionnent. Commencez dès aujourd'hui.

 

Si vous craignez d'oublier de pratiquer la méthode, voici quelques astuces :  

  1. Imprimez cette méthode et posez-la quelque part où vous la verrez régulièrement (sur votre bureau, sur une table...).

  2. Placez des post-it chez vous (sur un miroir, sur le réfrigérateur...).

  3. Changez votre fond d'écran de téléphone ou d'ordinateur.

  4. Portez un bracelet (ou n'importe quoi d'autre) que vous n'avez pas l'habitude de porter. Au pire, dessinez-vous une croix sur la main les premiers jours !

Tenir un carnet avec régularité, comme il vous est demandé, vous aidera à bien vous ancrer dans le changement.

 

 

Les niveaux

 

Commencez au niveau I. Il est inutile de vouloir aller trop vite dans les niveaux : vous progresserez au fil des mois et des semaines.

 

Niveau I

 

Le niveau I constitue la base du traitement, et vous permet de démarrer en douceur. Vous allez prendre l'habitude de bien réagir face à votre bégaiement.

 

Lisez attentivement ce qui suit.    

 

Lorsque vous bégayez : vous ne devez surtout pas essayer de faire passer votre mot de force (quelle que soit votre technique). C'est justement cette réaction qui vous fera bégayer encore plus. Vous devez adopter la réaction inverse.

 

Au lieu de vous contracter pour sortir votre mot coûte que coûte, vous devez apprendre à vous décontracter, à vous détendre. Au lieu d'accélérer, vous devez cherchez à ralentir le rythme au maximum. Relâchez la tension, au lieu de persévérer...

 

Il ne faut donc pas chercher à « vaincre » votre bégaiement (vous perdriez), mais plutôt à le désamorcer en ralentissant le rythme.  

 

Le lâcher-prise

 

On l'appelle aussi le stop and go.

 

Voici, dans l'ordre, ce qu'il faut faire lorsque vous bégayez sévèrement sur un mot :

  1. Arrêtez votre phrase un instant

  2. Finissez votre expiration : expulsez de l'air par la bouche (dites « H », comme si vous testiez votre haleine), en rentrant le ventre (l'étape 2 est très rapide, et peut être sautée si cela vous convient mieux)

  3. Reprenez ensuite une bonne inspiration : aspirez de l'air par la bouche et/ou le nez, en gonflant le ventre

  4. Puis, expirez un petit peu et continuez votre phrase tout en expirant doucement : parlez tout en vidant progressivement votre souffle (en rentrant le ventre), comme si vous dégonfliez un ballon. Lorsque vous n'avez plus d'air, recommencez à l'étape 2.

  5. Il est important de vous mettre à articuler lentement lorsque vous cherchez à désamorcer le bégaiement, en énonçant chaque syllabe l'une après l'autre : en allongeant les syllabes et en les espaçant les unes après les autres.

Cette réaction deviendra très facile, et très rapide, lorsque vous en aurez pris l'habitude. Dans ce niveau, il vous est demandé de la mettre en application le plus souvent possible.

 

Dès que vous sentez que vous bégayez, appliquez cette technique (lâcher-prise), le plus souvent possible !   

 

Lorsque vous voulez commencer une phrase et que vous bloquez, utilisez la même technique (en commençant à l'étape 2) : fin d'expiration + nouvelle inspiration.

N'articulez pas la première syllabe : vous pouvez même la « manger » (par exemple, au lieu de dire « Bonjour », dites « 'onjour »).

 

Une fois que vous avez repris votre inspiration (étape 3), voici quelques coups de pouce supplémentaires pour vous aider à parler plus tranquillement :  

  1. Parlez tout en expirant, en expulsant de l'air par votre bouche, et en rentrant progressivement votre ventre. Descendez votre ton légèrement dans les graves, et essayez de faire vibrer vos cordes vocales.

  2. Parlez lentement, prenez votre temps. Vous pouvez décomposer vos mots si cela vous paraît plus simple : prononcez la première syllabe, puis la deuxième syllabe, puis la troisième (et ainsi de suite), sans chercher à sortir toute votre phrase d'une traite.

  3. Vous pouvez aussi visionner une « courbe sinusoïdale » (en zigzag) de votre voix, comme si vous slalomiez, pour parler plus tranquillement. Chantonnez légèrement, mettez les intonations.

Consigne indispensable : prenez l'habitude de reprendre une bonne inspiration le plus souvent possible (même s'il vous reste encore de l'air). Pensez à séparer vos phrases en plusieurs petits bouts de phrases, en les espaçant par une inspiration à chaque fois.

En prenant votre temps, en aérant votre discours et en marquant des silences entre les mots, parler sera plus calme, plus compréhensible et plus facile.

 

Ne vous mettez aucune pression : pour l'instant, le but n'est pas de ne pas bégayer du tout, mais seulement de bégayer un peu moins, et de parler plus doucement.

 

Dans votre carnet (voir le Mode d'emploi), faites un rapide bilan tous les soirs sur l'application du « lâcher prise », technique que vous pourrez adapter. Vous verrez que gérer votre bégaiement vous demandera de moins en moins d'efforts, jusqu'à devenir très facile.

 

Le niveau I vous présente les techniques de respiration fondamentales, que vous utiliserez tout au long de la méthode afin de vous les approprier entièrement. Vous pouvez tout à fait rester à ce niveau si ces informations vous suffisent. En revanche, si vous voulez commencer un entraînement plus poussé, passez au niveau II dès que vous le voulez.

 

 

Niveau II

 

Dans ce niveau, vous continuez sur la lancée du niveau I : travaillez votre réaction face au bégaiement, en utilisant la technique du lâcher-prise.

 

En plus de cela, vous allez maintenant entraîner spécifiquement votre parole et votre respiration.

 

Entraînement de votre parole

 

Vous devez exercer votre parole tout seul, sans interlocuteur, sans stress, un petit peu tous les jours. L'idéal serait d'en faire 10 minutes tous les jours, mais vous pouvez n'en faire que 5 minutes. Si vous avez envie, vous pouvez vous enregistrer pendant l'exercice. Voici comment procéder :

  1. Prenez un texte (ce que vous voulez – au pire, cette méthode...), et lisez-le à voix haute, en parlant fort. Si vous pouvez vous enregistrer (sur votre ordinateur, sur votre téléphone portable...) afin de vous écouter ensuite, vous augmentez vos moyens de progresser.

  2. Avant de commencer une phrase, finissez votre expiration, puis prenez une bonne inspiration (comme dans le niveau I). La technique devrait commencer à vous être familière.

  3. Parlez ensuite en expirant tout le long de votre phrase (le ventre doit se rentrer progressivement). C'est en mettant du souffle, de l'air dans vos mots pour les projeter, que vous donnerez de la puissance à votre voix. Projetez votre voix ! Essayez de faire vibrer vos cordes vocales, de faire résonner votre voix en descendant dans les graves. Cherchez toujours à rendre votre voix belle, agréable à écouter, pendant cet exercice. Vous trouverez rapidement le ton qui vous correspond. Vous trouverez très vite du plaisir à parler tout en vous écoutant.

  4. Vous devez toujours parler lentement, de manière la plus décontractée, la plus détendue possible. Vous avez le temps ! Prenez le temps de faire des silences, de mettre les intonations (le mordant de vos intonations permet de transmettre des émotions). Vous pouvez décomposer les mots de vos phrases en les visualisant, ou visualiser une « courbe sinusoïdale » de votre voix (voir niveau I).

  5. Si cet exercice vous paraît trop facile, apprenez par cœur quelques lignes (d'abord quelques mots, puis augmentez la longueur progressivement) et récitez-les à haute voix, de mémoire, toujours en respectant les consignes précédentes. Vous pourrez ensuite improviser vos paroles pour vous mettre en situation, sans texte, comme si vous expliquiez quelque chose à quelqu'un.  

Pour l'instant, ne vous souciez pas de votre parole le reste de la journée : exercez votre parole une dizaine de minutes tous les jours, et travaillez seulement à « lâcher prise » (voir niveau I) lorsque vous bégayez. Vous verrez que ce petit travail quotidien vous fera gagner de l'aisance.

 

A cela, vous allez ajouter un exercice de respiration (qui ne vous prend guère plus d'une minute) :

 

Le diaphragme

 

Vous devez le faire au moins une fois par jour (par exemple, le soir avant de vous endormir, ou le matin en vous réveillant). N'hésitez pas à le faire plusieurs fois de suite (3 ou 4 fois de suite tous les jours serait l'idéal).

  1. Vous êtes de préférence allongé sur un lit, les genoux repliés devant vous, les pieds posés à plat au sol et les bras le long du corps. Vous pouvez souffler puis inspirer fortement plusieurs fois, ou vous étirer la nuque. Vous pouvez fermer les yeux.

  2. Prenez une bonne inspiration par le nez, en gonflant le ventre.

  3. Puis, vous devez expirer très lentement par la bouche, par un tout léger soufflement, en tenant l'expiration le plus longtemps possible. Pour cela, rentrez progressivement le ventre. Cherchez les limites de votre souffle, expulsez tout l'air de votre ventre. Reprenez votre inspiration lorsque vous n'avez plus d'air (inutile de faire de l'apnée). Vous tiendrez probablement moins d'une minute au début, mais on peut aller jusqu'à deux minutes avec de la pratique.

  4. On peut aussi faire cet exercice assis sur une chaise (si c'est plus pratique pour vous), à condition de ne pas cambrer le dos pendant l'expiration.  

Cet exercice est très relaxant. Il permet de travailler tous les muscles qui assistent votre respiration en profondeur.

 

Dans votre carnet (voir le Mode d'emploi), inscrivez « E » à chaque fois que vous faites l'entraînement de votre parole, et « D » quand vous faites l'exercice de votre diaphragme. Cela vous permettra de vérifier que vous les faites bien quotidiennement.

 

Si vous trouvez le niveau II trop théorique, faites un tour au niveau II bis. Pour passer au niveau III, attendez de vous sentir parfaitement à l'aise dans l'entraînement de votre parole. Vous pourrez y aller (en sautant le niveau II bis) lorsque vous vous sentirez capable de parler sans bégayer, et avec aisance, quand vous faites attention à votre parole.

 

 

Niveau II bis

 

Dans ce niveau, reprenez exactement les consignes du niveau II. Vous devez toujours continuer d'appliquer le lâcher-prise du niveau I, et exercer votre diaphragme. Cependant, l'entraînement de votre parole change.

 

L'imitation (inspiration)

 

Pendant l'entraînement de votre parole (5-10 minutes tous les jours, voir niveau II) : vous allez maintenant chercher à imiter la façon de parler de quelqu'un qui parle « bien » (clairement, lentement). Autrement dit, calez-vous sur sa diction (phrasé, style), sur ses intonations, sur sa respiration, pour vous en servir de modèle. Cela s'appelle poser sa voix.

 

Bien sûr, le but n'est pas de chercher à ressembler à quelqu'un d'autre (inutile de chercher à copier le timbre de voix !). C'est seulement une petite astuce pour vous guider au début. Écoutez attentivement la façon de parler (ton, vitesse d'élocution, intonations descendantes) des gens de votre entourage, à la radio, à la télévision, dans les films : c'est toujours très instructif, et vous pouvez vous en inspirer comme vous le souhaitez.

 

C'est aussi l'occasion d'observer la gestuelle de ceux qui ont l'habitude de parler en public (comme les journalistes, les acteurs, avocats et politiques, les humoristes), ou de personnes douées que vous pouvez croiser, par exemple, dans votre travail. Parler, c'est aussi communiquer avec son corps : regard compréhensif, gestes souples des mains, posture décontractée, touchers sur l'épaule...

 

N'oubliez jamais que parler est un sport. Maîtriser sa voix, la conduire, lui donner des effets (mordant, intonations) pour transmettre des émotions ou la rendre plus sympathique, tout cela s'apprend si vous vous entraînez, si vous êtes curieux, si vous y prenez goût et réalisez combien cela peut vous servir dans la vie, dans vos relations aux autres.

 

Écrivez le fruit de vos observations dans votre carnet (voir le Mode d'emploi).

 

 

Niveau III

 

Le niveau III est le plus exigeant. A ce stade de la méthode, vous savez comment parler avec assez d'aisance et vous avez l'habitude, grâce à votre entraînement, d'exercer votre parole.

 

Il s'agit maintenant d'appliquer vos techniques de parole le plus souvent possible tous les jours (sans se mettre aucune pression ! N'oubliez pas que la pression produit du bégaiement...).

 

Réalisez-vous combien un ton de parole chaleureux peut rendre certaines relations plus sympathiques, et vous améliorer la vie ? Réalisez-vous combien d'émotions et de messages vous pouvez transmettre par les intonations de votre voix, par votre regard ? 

  1. Continuez l'entraînement du niveau II (ou du niveau II bis), et appliquez toujours les consignes du niveau I (le lâcher-prise).

  2. A présent, vous allez chercher à bien parler (lentement, calmement) à chaque fois que vous y penserez dans la journée, et le plus souvent possible. Ne perdez jamais de vue que vous n'avez pas à fournir d'efforts pour parler de manière fluide. Détendez-vous, relâchez la tension, et surtout prenez goût à la parole. Faites-vous plaisir ! C'est comme cela que vous parviendrez à parler comme vous le voulez.

  3. Vous devez vous fixer des petits objectifs précis, tous les jours : parler de la meilleure manière possible pendant une discussion, une réunion, une conversation téléphonique, un achat en magasin... Vous allez donc devoir appliquer concrètement les techniques que vous travaillez pendant votre entraînement (niveaux II et II bis), tout en respectant les principes du niveau I si vous bégayez.

  4. C'est l'occasion de vous exprimer, et de parler le plus possible aux gens qui vous entourent (en appliquant les techniques, et toujours dans l'optique de se faire plaisir). Même à ceux que vous ne connaissez pas ! Profitez-en pour vous ouvrir encore plus, et ce n'est pas grave si vous bégayez. Il faut mieux parler en bégayant que se taire...

  5. L'utilisation personnelle du carnet (voir le Mode d'emploi) devient très importante pour progresser. C'est à vous de vous fixer des objectifs (réalisables), et de vous lancer des petits défis en permanence. Faites un rapide bilan de votre journée (au niveau de votre bégaiement) sur votre carnet tous les soirs. Jour après jour, vous vous débrouillerez de mieux en mieux.

Si vous ne pensez pas à tranquilliser votre parole quand vous discutez, vous pouvez peut-être demander à ceux qui vous sont très proches et qui vous soutiennent, de vous le rappeler gentiment (sans faire de commentaires sur votre bégaiement) quand vous êtes avec eux.

 

Surtout, ne vous en voulez pas si vous bégayez plus que vous ne le pensiez. Le bégaiement se nourrit justement de votre culpabilité. Essayez de faire mieux la prochaine fois, c'est tout. Donnez-vous le temps, les progrès viendront.

 

Si le niveau III vous paraît trop dur, vous pouvez revenir au niveau II (ou II bis). Vous pouvez aussi fonctionner par cycles : un peu de niveau II, puis un peu de niveau III quand vous vous sentez d'attaque, puis retour au niveau II, puis niveau III, etc.

Si toutefois ce niveau vous fait bégayer toujours autant voire plus, allez faire un tour au niveau III bis, qui vous placera dans une toute nouvelle perspective pour combattre la tension.

Quand vous jugerez les résultats satisfaisants (peu de bégaiement pendant vos journées), vous pourrez passer au niveau IV.

 

 

Niveau III bis

 

Dans ce niveau, reprenez les consignes du niveau III. Cependant, vous allez y apporter une variante. Le but ne sera pas de ne pas bégayer (ou de bégayer moins), mais de bégayer « mieux ». En effet, il est possible de bégayer de manière agréable à écouter.

 

Le bégaiement volontaire

 

Pendant l'entraînement de votre parole (voir niveau II), vous allez travailler votre bégaiement en cherchant à le rendre plus beau, et moins gênant. Vous devez pour cela vous écouter quand vous bégayez, et analyser les caractéristiques de votre bégaiement en écrivant vos observations dans votre carnet (voir le Mode d'emploi). Vous allez ensuite vous fabriquer un pseudo « bégaiement », qui cette fois-ci sera pleinement voulu, contrôlé, accepté et assumé.

 

Votre but est donc de faire exprès de bégayer :

 

a) assez peu (ce léger bégaiement ne doit pas être gênant pour vous exprimer : quelques mots répétés, surfez sur quelques syllabes).

b) de manière jolie. Réfléchissez bien à cette idée. Le bégaiement n'est pas nécessairement laid, il peut être charmant ou amusant, stylé.

 

Travaillez, sculptez, personnalisez votre bégaiement. Il doit être le vôtre, faire partie de votre personnalité. Vous pouvez vous inspirer de personnes que vous connaissez, qui eux non plus ne parlent pas de manière parfaitement fluide, sans que cela ne constitue un défaut pour autant.    

 

Une fois votre « bégaiement volontaire » apprivoisé avec l'entraînement, utilisez-le plus souvent possible dans la journée (appliquez les consignes du niveau III).

 

Vous verrez que l'on bégaie beaucoup moins lorsqu'on ne cherche pas à cacher son bégaiement, parce qu'on s'épargne beaucoup de tension inutile. Vous devez aussi comprendre que bégayer devant quelqu'un n'est pas grave, et que ce n'est pas à bannir absolument. L'important pour vous sera que le bégaiement ne soit pas gênant (léger bégaiement, beau bégaiement...).

 

 

Niveau IV

 

A ce stade de la méthode, vous avez fait des progrès remarquables. Vous savez gérer votre bégaiement sans difficulté (avec le « lâcher-prise » du niveau I). Vous êtes à l'aise à l'oral quand vous le voulez et vous n'avez plus besoin de votre entraînement.  

  1. Abandonnez l'entraînement de votre parole du niveau II (ou du niveau II bis). De même, vous n'êtes plus obligés de faire l'exercice du diaphragme tous les jours. Faites-le seulement quand vous en avez envie (il vous permet de vous relaxer).

  2. Relâchez la pression du niveau III : vous savez parler sans bégayer avec aisance lorsque vous y pensez, vous n'avez donc plus besoin de vous fixer des objectifs et de faire des bilans quotidiens. Vous pouvez arrêter de tenir votre carnet à jour si vous n'y voyez plus d'intérêt.

  3. Continuez d'appliquer le lâcher-prise (voir niveau I) quand le bégaiement survient. Il ne devrait pas vous poser trop de difficultés à présent.

  4. Si vous utilisiez le niveau III bis, mêmes consignes. Vous pouvez appliquer le bégaiement volontaire quand vous voulez.

Ce niveau vous permet donc d'être plus libre, tout en conservant les bonnes réactions et les techniques que vous avez désormais acquises. Le bégaiement devrait se faire de plus en plus léger, et de moins en moins gênant.

 

Cependant, il est possible que le bégaiement redevienne plus difficilement gérable, par moments. Dans ses cas-là, vous avez alors à votre disposition le niveau IV bis.

 

 

Niveau IV bis

 

Vous avez l'impression que le bégaiement « revient ». Ne vous inquiétez pas, tout le travail que vous avez accompli n'est pas perdu. Il suffit de se reprendre un peu en main.

  1. Continuez d'appliquer le niveau I (lâcher-prise).

  2. Reprenez l'habitude de penser à tranquiliser votre parole, quand vous y pensez, en utilisant les techniques du niveau I, II ou II bis. Fixez-vous des petits objectifs réalisables, tous les jours (voir niveau III). Gardez en tête que la fluidité est intimement liée à votre sentiment de plaisir dans la parole.

  3. Reprenez l'exercice du diaphragme (niveau II). Faites-le au moins une fois par jour. N'hésitez pas, il permet aussi de vous relaxer, de vous vider de vos tensions.

  4. Si vous pensez que c'est utile, reprenez l'entraînement de votre parole (niveau II ou niveau II bis). Vous n'êtes cependant pas obligés de le faire tous les jours.

  5. Vous pouvez aussi essayer le bégaiement volontaire (voir niveau III bis).

  6. Si vous pensez que c'est utile, n'hésitez pas à reprendre votre carnet et à le tenir à jour. Vous vous organisez comme vous voulez.

Une fois que les résultats vous paraissent satisfaisants (peu de bégaiement), vous pouvez revenir au niveau IV. Vous pourrez fonctionner par cycles : niveau IV, puis niveau IV bis quand c'est nécessaire, puis retour au niveau IV, puis niveau IV bis, etc.

 

 

Vous n'avez maintenant plus besoin de méthode pour vous guider : vous savez vous débrouiller par vous-même, en utilisant ce que vous avez appris.

Vous savez que toutes les clés sont entre vos mains, et que votre avenir vous appartient...

 

     

Published by Arrêter de bégayer
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